Votre métier se raconte mal en ligne. Trop prudent, le site n'attire personne. Trop bavard, il vous expose. Je passe mes journées sur cette ligne de crête, et je n'écris que pour les métiers de la plante.
Ouvrez trois sites d'herboristerie au hasard. Vous trouverez à peu près toujours la même chose.
Soit un site si prudent qu'il ne dit rien. Des photos jolies, une page « notre histoire », et aucune raison concrète de pousser la porte. Soit l'inverse : des promesses de soin écrites noir sur blanc, qui exposent leur auteur bien plus qu'il ne l'imagine.
Entre les deux, il y a une façon d'écrire qui donne envie sans rien affirmer d'interdit. Elle demande de connaître le cadre, de savoir ce qui se dit et ce qui se suggère. C'est un travail d'écriture, pas de mise en page.
C'est ce travail-là que je fais. Et je ne le fais que pour les métiers de la plante.

Personne n'achète une tisane comme il achète une perceuse. On veut savoir qui prépare, où poussent les plantes, depuis combien de temps vous faites ça. Ce sont ces réponses-là qui transforment un visiteur en client, et elles n'apparaissent presque jamais sur les sites du métier.
Rien de décoratif. Chaque élément existe parce qu'il fait venir quelqu'un chez vous.
Écrits pour donner envie sans affirmer ce qui ne peut pas l'être. C'est la partie la plus délicate de votre site, et celle que personne ne veut prendre en charge.
Tisanes, macérats, baumes, mélanges. Chaque préparation a sa fiche : composition, origine des plantes, conditionnement, conseils d'usage. C'est ce que les gens lisent avant d'acheter.
La plupart des herboristeries vivent de leur clientèle locale. Le site sert d'abord à ce que quelqu'un qui cherche « herboriste » et le nom de votre ville tombe sur vous plutôt que sur une chaîne.
Une boutique demande du temps : colis, stocks, questions par écrit. Si ce temps existe, je la construis. Sinon je vous le dis franchement plutôt que de vous vendre un outil qui dormira.
Si vous recevez en consultation, le site peut recueillir les demandes avec le motif et les disponibilités. Vous confirmez vous-même, rien ne se réserve à votre place.
Où vous cueillez, comment vous séchez, ce que vous refusez de vendre. Ce sont ces pages-là qui font revenir les gens, et elles ne coûtent qu'un peu de temps à écrire ensemble.

C'est la question que tous mes interlocuteurs finissent par poser, souvent à voix basse. Elle est légitime : le cadre européen interdit d'attribuer à un produit la propriété de prévenir, traiter ou guérir une maladie.
Beaucoup d'herboristes en concluent qu'ils ne peuvent rien dire. Alors ils écrivent des textes creux et leur site ne sert à rien. D'autres écrivent ce qu'ils diraient au comptoir, sans mesurer que l'écrit engage autrement.
Il existe une troisième voie. Elle consiste à parler de la plante, de sa tradition d'usage, de votre travail de préparation, plutôt que d'un effet promis. C'est plus long à écrire. C'est aussi beaucoup plus intéressant à lire.

Une boutique en ligne n'est pas une vitrine avec un bouton en plus. C'est une seconde activité : préparer des colis, suivre des stocks, répondre par écrit à des questions auxquelles vous répondiez en trente secondes au comptoir.
Quand ce temps existe, c'est un vrai relais de revenu, surtout pour les préparations qu'on rachète régulièrement. Quand il n'existe pas, une boutique mal tenue fait plus de mal qu'une absence de boutique.
Je vous aide à trancher avant de construire, pas après.

Une herboristerie se cherche de deux façons. Par son nom, quand on vous a recommandée. Et par « herboriste » suivi du nom d'une ville, quand on ne vous connaît pas encore.
La seconde est celle qui amène de nouveaux clients, et c'est celle que personne ne travaille. Dans la plupart des villes moyennes, la place est libre.
« J'avais peur qu'un site dénature ce que je fais. C'est l'inverse : les gens arrivent en boutique en sachant déjà comment je travaille. »Christine — Les Vertus des Simples, Rognac
Vous validez chaque étape. Rien n'est développé avant que la maquette vous convienne.
Un appel de vingt minutes. Ce que vous préparez, où vous cueillez, si vous recevez en consultation, et ce que vous voulez que le site aille chercher.
C'est la partie la plus longue et la plus importante. Je rédige, vous relisez, on ajuste. Personne d'autre ne peut faire ce travail à votre place.
Maquette validée, puis développement, photos retravaillées, boutique si vous en voulez une. Vous suivez l'avancée sur une adresse de test.
Mise en ligne à votre nom, fiche Google reprise. Je vous montre comment ajouter une préparation, et je reste joignable ensuite.
Un prestataire qui ne connaît pas ces mots écrira des textes à côté de la plaque, ou pire, des textes qui vous exposent.
La vente des plantes médicinales relève en principe du monopole pharmaceutique. Une liste de plantes en est sortie et peut être vendue par d'autres commerçants. Savoir ce que vous vendez, et à quel titre, change la façon dont on en parle sur le site.
Toute phrase qui relie un produit à un effet sur la santé entre dans un cadre européen strict. La règle de base : on ne peut pas attribuer à un produit la propriété de prévenir, traiter ou guérir une maladie. Tout le travail d'écriture tient dans cette contrainte.
Parler de la tradition d'usage d'une plante n'est pas la même chose que promettre un résultat. Cette nuance permet d'écrire des textes vivants et informatifs. Encore faut-il la manier avec soin, parce que la frontière est mince.
Une gélule, une poudre, un sirop peuvent relever de cette catégorie, avec ses propres obligations d'étiquetage et de déclaration. Sur une fiche produit, ces mentions ne sont pas facultatives.
Le diplôme français d'herboriste a été supprimé en 1941 et n'a jamais été rétabli. Beaucoup de professionnels se forment autrement et exercent sous d'autres statuts. La façon dont votre site présente votre parcours mérite d'être réfléchie plutôt que bâclée.
Vendre en ligne ajoute des obligations d'information : composition, poids net, origine, conservation, droit de rétractation. Une fiche produit bien construite les intègre sans les faire ressembler à un formulaire administratif.
Racontez-moi ce que vous préparez et ce qui vous manque aujourd'hui. Je vous dis franchement ce qu'un site peut aller chercher pour vous, et ce qu'il ne peut pas.